Petites frustrations à évacuer ce soir après avoir vu toute la journée imprimer des kilomètres de papier pour produire un rapport en 45 copies ! Dire que ledit rapport que j'ai réalisé avec mon équipe ira sans doute prendre la poussière dans les archives du ministère de l'environnement !! Soupir...et pourtant la loi et les procédures obligent à fournir ces copies papier! Contradictoire non pour un ministère de l'environnement? J'ai beau produire ce rapport recto verso, autant de papier gaspillé m'écoeure. Comme je suis écoeurée d'avoir dû faire venir d'une autre ville en exprès par autobus une série de simples intercalaires pour le même rapport tout ça parce que le client a exigé de poster ces documents d'ici deux jours, ne nous laissant pas le temps de faire la tournée des petites (très petites) papeteries du coin pour essayer d'acheter le matériel sur place! Ils me font rire après de parler de leur contribution au développement durable avec des énergies renouvelables. Je suppose que dans leur bulle, ils s'autoimmunisent contre les émissions de gaz à effet de serre ? ça ne les concerne pas puisque c'est nous qui les faisont venir (pour répondre à leurs exigences). Aurais-je dû intituler ce billet "éloge de la serviabilité"??? Mais franchement, que les mentalités sont longues à changer! Pas moyen d'arriver à passer outre ces impressions ni de faire comprendre la contradiction des gestes posés...Et oui, se battre contre des moulins à vent c'est ça. Et me revient en mémoire le discours de David Suzuki que j'étais allée voir en 2005 à Montréal pour sa conférence conjointe avec Hubert Reeves. Il expliquait par une super anecdote pratico pratique associée à notre quotidien que nos plus petits choix (téléphoner pour commander une pizza) avaient un impact sur l'environnement. Question de choix...je ne suis pas une sainte de l'environnement et j'ai une grosse poutre dans mon oeil qui me retient (la plupart du temps) d'aller enlever les pailles des autres...Mais quand même la poutre ne fait pas le poids face au tronc de sequoia géant planté dans les yeux de certains, forcément je réagis en sortant les griffes...
mercredi 21 novembre 2007
dimanche 18 novembre 2007
I'm dreaming of a white christmas
L'hiver s'est désormais installé... Près de -11°C ce soir et vendredi soir je suis rentrée de Montréal dans une vraie tempête de neige entre la Malbaie et Les Escoumins. En dépit de la concentration accrue et de ma nervosité, je n'ai pas pu m'empêcher de m'émerveiller devant le spectacle des flocons tourbillonnant dans la lumière des phares. Et de penser à Noël qui approche à grands pas. Non sans une pointe d'angoisse d'ailleurs et de détresse car je vais le passer toute seule, loin de ma famille (prix trop élevé du billet d'avion). Solitude, je suis censée t'apprivoiser mais à vrai dire, je te déteste! Soupir...Et mon coeur se serre d'envie et de mélancolie à la vue des préparatifs des fêtes. Je voudrais moi aussi une ribambelle d'enfants et un sapin de noël à décorer en famille, un repas à cuisiner et une boisson chaude à partager devant la cheminée en amoureux. Mais pas d'amoureux, et mon horloge biologique a des ratées. Des fois, dans mes délires à la Bridget Jones, je me console en me disant que c'est parce que j'ai involontairement subi une mutation génétique qui rend mes phéromones féminines indétectables (tiens...pourquoi pas d'ailleurs un contrecoup des radiations de Tchernobyl? après tout, j'avais presque 7 ans et j'habitais encore en Europe) et mes ovules désespérement infécondables. Encore heureux que seuls des caractères phénotypiques non observables de visu aient été touchés : si je m'étais retrouvée avec quatre bras et trois yeux, dur pour mon sex-appeal! Quel domaine mystérieux et complexe tout de même que la génétique! de simples fragments , de simples séquences de molécules pour déterminer tout un être vivant...Si on y pense, et là je fais le lien avec une conférence de Wayne Dyer sur le pouvoir de l'intention que j'ai vue récemment et dans laquelle il faisait référence à Max Planck, quelle chose merveilleuse que la matière animée de vie, faite de molécules et de particules et surtout d'un vide immense!! Un vide pourtant conscient, un vide "intelligent", un esprit créateur? divin? serait-ce la conscience de la science sans laquelle nous ne sommes rien? littéralement rien d'ailleurs? Et alors, les OGM, le clonage, les manipulations génétiques feraient de nous des pseudo-dieux tout puissants à faire joujou avec la structure de la vie sans avoir le recul ou la sagesse nécessaire pour juger nos actes, pour savoir où l'on va? pour déterminer avec éthique et équité et sagesse le futur que l'on tient dans nos mains ...ou dans le cas précis sous nos microscopes électroniques? Ethique, le mot est laché... L'éthique ou la morale doit -elle guider nos choix? quelle morale? quelles références? Le débat des accomodements raisonnables au Québec a récemment confronté des cultures et des religions avec des normes et des codes moraux différents. L'éthique humaniste, universelle, existe-t-elle? Long et fastidieux débat philosophique que Nietzsche ne renierait pas, lui qui est l'auteur de la Généalogie de la morale, mais personnellement, je m'en référe à un auteur différent, Saint-Exupéry, pour reprendre que l'"on ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux". L'amour doit éclairer nos choix, nos choix de vie, nos choix de société. Je suis une idéaliste, je crois encore aux utopies humanistes, je crois aux miracles de l'amour, encore que je ne le croie plus vraiment pour moi-même, mais que voulez-vous, ma foi est encore jeune et imparfaite ;-) ... En dépit de la douleur d'aimer sans être aimé et de celle de savoir mal aimer, l'amour reste ma réponse. Mon choix. Aimez-vous les uns les autres et à nulle autre période qu'à Noel, on ne perçoit autant la magie de ce partage. J'aime Noël, ses chants, ses lumières, ses petits miracles, ses couleurs, ses odeurs de sapin et de biscuits. Et flûte, au diable la mélancolie, la solitude, les phéromones mutantes, les rêves partis en fumée, l'amoureux absent, l'amour avec un grand A restera ma réponse...
lundi 5 novembre 2007
Littoral, je me battrai pour toi...
Le temps file à toute allure, il s'effrite et il coule comme les grains de sable d'un sablier...Une semaine qui s'est déroulée à un rythme effréné pour se clôturer par trois jours de forum sur l'érosion des berges et l'occupation du territoire. Sujet ô combien sensible et épineux sur la Côte-Nord et les régions maritimes! Organisé par le comité ZIP local, ce forum a réuni près de 150 personnes de toutes sphères professionnelles ainsi que des citoyens, inquiets, aigris, paniqués de voir leur maison à deux doigts de s'effondrer et sans qu'aucune action soit posée. Forum intéressant qui m'a réellement stimulée tant sur le plan humain qu'intellectuel. Les présentations étaient intéressantes. Il est certain que les effets du changement climatique ont été abordés mais il y a d'autres facteurs qui rentrent en ligne de compte tels que le gel/dégel, la dynamique littorale naturelle, etc. Le contexte du St Laurent et la réduction de son couvert de glace hivernal est un aspect important à tous points de vue en termes de vents, de tempêtes, de glaces flottantes qui arrachent des pans de talus. Les ateliers de réflexion ont été très caractéristiques je trouve : d'un lieu d'énoncé de griefs le matin, j'ai pu réellement assister à un cheminement constructif pour arriver à l'élaboration d'un plan d'action concerté, à l'établissement de pistes de travail vraiment intéressantes, mettant en avant les techniques de protection hybride. Dossier à suivre dans les mois et les années à venir mais je suis heureuse d'avoir pu participer à ma petite échelle à une belle réflexion qui a peut être posé les jalons d'actions protectrices et correctives dans une optique de développement durable du territoire...Et je passe le flambeau de ce que vous inspire un tel sujet d'actualité...car après tout, c'est ensemble que l'on construit un monde meilleur et c'est ensemble qu'on change les choses.
Libellés :
développement durable,
littoral,
Saint-Laurent,
érosion
lundi 29 octobre 2007
Les citrouilles d'Halloween version écolo
Et je crois que ce bon vieux Jack O'Lantern (que j'apprends à découvrir depuis que je suis au Canada ainsi que cette fameuse fête d'Halloween) s'en trouverait bien content si, pour cette fois, nous prenions soin de ces consoeurs curcubitacées après leur évidage...Et oui, ces derniers jours, c'est Halloween par -çi, Halloween par-là, monstres de sortie, fêtes costumées en attendant les tournées de mercredi soir...Et c'est à qui décorera le plus son entrée je crois. A l'épicerie, je suis toujours impressionnée par la montagne de citrouilles qui se vend pour finir en déco de jardin. Combien de kilos d'eau d'arrossage, d'engrais, de pesticides pour un produit alimentaire détourné en objet décoratif? Parce que n'allez pas me faire croire que toutes finissent en tartes, en purée ou en soupes...Et n'oublions pas leur triste destin une fois le 31 octobre passé et les premiers flocons (d'ailleurs pas si loin ce soir brrrr) : pour la plupart, hop! poubelle puis direction ces viles cellules d'enfouissement où ces centaines, ces milliers de têtes oranges vont habituellement se décomposer en rejettant les fameux biogaz dont on essaie, tant bien que mal, de réduire les émissions atmosphériques. Alors je vous suggère cette année une petite lecture du Gouvernement du Québec, adressée aux enfants mais comme nous sommes tous au fond de grands enfants lorsqu'il s'agit de fête:
Et adieu, cimetière des citrouilles édentées! Vive le compost et le tri sélectif,
la cuisine d'automne : http://clairejapon.canalblog.com/archives/2005/10/10/874896.html
les astuces beauté écologiques: http://meselixirs.canalblog.com/archives/2006/10/29/3032103.html
Bon Halloween !
Libellés :
citrouille,
fête écologique,
Halloween,
récupération
lundi 22 octobre 2007
Atmosphère et jeu de lumière
J'aime les levers de soleil...peut être plus que les couchers d'ailleurs. J'aime la naissance du jour sur la mer. Mais je m'étonne comme un enfant devant les jeux de couleurs et de lumière du ciel. Pastels de fin de journée, bleu métallique d'une journée d'été, roses, pourpres et violets des couchers de soleil, orangés et dorés des levers de soleil...

Tout ça, parce que de petites particules de lumière voyagent ...et voyagent encore à travers l'épaisseur variable de notre atmosphère. Et les longueurs d'onde bleues se diffusent plus vite dans la couche d'air rendue plus épaisse par l'orientation des rayons du matin, ne laissant que ces teintes chaudes. J'aime la magie de ces matins où le ciel se pare des plus belles couleurs d'automne. Dur à photographier par contre! J'ai essayé avec plusieurs ouvertures de diaphragme sur mon APN coolpix 4500 mais en vraie débutante, le rendu n'est pas aussi beau que dans la réalité. Si vous avez des conseils pour photographier ces levés de soleil ou simplement les nuaces du ciel, je suis preneuse! Merci d'avance
Libellés :
lever de soleil,
lumière,
magie,
photographie
jeudi 18 octobre 2007
Ilusions
En écrivant le titre de ce post ce soir, je réalise à quel point j'aurais à en dire sur le sujet! ...à quel point je suis entourée d'illusions ou plutôt je m'illusionne moi-même. Illusions sur l'amour, celui auquel j'aspire, celui que j'espère toujours de la part de celui que j'aime, illusions sur ma vie. Peut être sur la vie aussi. Hélas, à mon âge, j'en ai encore!
En fait, c'est le thème des ateliers scientifiques de samedi qui ont fait "tilt" ..."Les illusions optiques", grand défi que d'arriver à intéresser des petits bouts de chou de 5 à 6 ans à ce sujet. Depuis, je me creuse la tête, je collectionne des images et je me surprends à y prendre plaisir, même si depuis que je suis jeune, je n'arrive que rarement à "voir" ce qu'il faudrait voir sur ces constructions visuelles. Défaut de la vue...Je me rappelle encore ma frustration de ne jamais pouvoir réussir mes TP de sciences qui nécessitaient de la photo interprétation 3D. Même frustration ressentie à ne pas pouvoir apprécier les films IMAX 3D. Payer un billet pour voir flou pendant près d'une heure, il y a mieux pour se faire plaisir :-)
N'empêche, c'est fascinant de voir à quel point l'oeil peut être floué! Et par extension les sens, car il existe des illusions tactiles, olfactives...Et je suis ramenée à une de mes questions existentielles : et si le monde dans lequel je vivais n'était qu'une illusion? Ou s'il était plus vaste, plus complexe, plus riche que ce que mes sens me disent??Comment savoir?? ...C'est peut être ici une question de foi mais ça, ça fera l'objet d'un autre sujet. Une autre fois. Sauf si on lit le roman de Richard Bach ensemble. Juste pour le plaisir...
La signature éphémère des marées sur la grève dessine de magnifiques arabesques où l'on pourrait y voir la main artistique de Mère Nature. Labyrinthes, mots d'amour, arabesques naturelles, autant de marques laissés sur les plages, effacés par les éléments, comme autant de mirages. Illusions, réalité, souvenirs : la frontière devient floue...
lundi 15 octobre 2007
Blog Action Day pour l'environnement
Occasion à ne pas manquer pour une bio! Aujourd'hui, c'est la journée d'action des blogs...sur le thème de l'environnement. Personnellement, bien que le sujet soit vaste et qu'on en discuterait des heures, mon champ de bataille à moi c'est la biodiversité. Les espèces en péril, la liste rouge de l'IUCN, les rapports du COSEPAC, les habitats, ça c'est mon sujet de prédilection. Et autant profiter de l'occasion qui m'est donnée pour faire une sorte de "Mayday relay"(termes de navigation, pour les non-initiés) en faveur de ces toutes petites bestioles mal aimées : les insectes. Ok, plus particulièrement les abeilles et là je vous réfère à un article du journal Le Monde. On se prend un peu une gifle quand on se fait dire que parce que les populations de pollinisateurs sont en déclin, les scientifiques semblent prévoir à long terme une pénurie de fruits et légumes sur nos étals d'épicerie. Of course, c'est le côté santé/économie qui va faire bondir le consommateur et lui donner matière à réflexion sur le pourquoi du comment on en arrive à cette catastrophe environnementale annoncée. Mais, dans mon raisonnement de biologiste, outre le lien direct avec la production agricole, moi ce qui me fait réfléchir c'est le reste, ce dont on ne parle pas (peut être) : les effets sur les réseaux trophiques naturels et les impacts sur les espèces connexes. Moins de pollinisateurs, moins de fruits, moins de graines, moins de dispersion des végétaux et moins de ces mêmes végétaux, s'ils n'ont que cette stratégie de reproduction qu'ils ont mis des milliers d'années à peaufiner...et que nous, avec nos engrais, nos surfaces bétonnées et bituminées, nos changements climatiques et j'en passe,venons balayer d'un revers de la main. Bref, moins de fruits, moins de frugivores, moins de quoi nourrir les prédateurs etc etc. Et la biodiversité se réduit comme une peau de chagrin. Ok, je simplifie mais c'est pour donner une idée. Après on se vante de notre génie technologique mais on n'est pourtant pas capable de remplacer le travail d'une abeille. Malin! Alors ? on se vante moins de dépendre de (beaucoup) plus petit que soi. Morale de l'histoire...
Inscription à :
Messages (Atom)